Twitter: un tweet = une cigarette ?

Après 2 ans de bons et (pas forcément) loyaux services auprès de Twitter, je m’inquiète de la tournure que cela prend…

Au départ, c’était simple comme une nouvelle relation… Tu l’aimes, tu lui dis ce que tu fais de tes journées, tes passions, ect… Puis, tu as commencé à partager des choses avec, tu lui as donné des liens vers d’autres sites, blogs… Tout allait nickel.

Ensuite, tu as commencé à avoir des followers, et là, c’est la que ça se complique : Les gens te suivent alors,tu te sens obligé de les suivre, logique, tu débutes, tu cherches à comprendre, tu retweetes quelques trucs, les affinités se créent, puis tu as plus de followers ect ect… Tu te prends au jeu et tu vois qu’en fait cette spirale virtuelle te plaît, te rassure, et te permet de rencontrer du monde… En effet, c’est toujours sympa de voir qu’on partage les même passions et les même pensées quelque soit l’endroit de la Terre où nous nous trouvons derrière notre écran.

Après quelques mois d’adaptation et de découverte, tu t’aperçois vite qu’il faut que tu gères deux paramètres distincts mais très importants : l’égo et l’affect.

l’égo :

Et oui, Twitter étant comme une cour d’école surfant sur les ondes WIFI, tu vois que la course aux followers n’est pas annodine pour certains, et que tu seras jugé ou jaugé en fonction de cela ou bien même de ton indice Klout (note sur 100 mesurant l’influence sur Internet). Donc, soit tu joues le jeu et tu rentres dans cette course, soit tu t’en tapes… Pas facile cependant d’y renoncer car cela fait toujours plaisir d’avoir des nouvelles personnes qui te suivent. Il faut donc gérer son égo, celui des autres, et éviter de froisser certains ou certaines en arrêtant de les suivre…

– l’affect :

Je pense que c’est le plus dur à gérer : Pour moi, en généralisant grossièrement, il y a 90% des gens présents sur Twitter qui ont un besoin de reconnaissance ( je vous rassure, j’en fais partie…). Ce besoin de reconnaissance passe en partie par des tweets amicaux  » bonjour, comment tu vas? » ,  » tiens, voici ton horoscope… », le problème c’est que ça plaît pas à tout le monde, et on est parfois contraint à unfollow certains comptes car cela ne correspond plus aux infos que l’on souhaite avoir sur notre Time Line. Et là ça coince!!! Des dizaines de questions viennent à nous, plus futiles les unes que les autres mais qui néanmoins méritent d’être posées :

– Dois je unfollow un de mes potes IRL car son compte Twitter est merdique mais au fond je l’aime bien?
– Dois je follow-back tous les comptes qui me suivent même les fans de Justin Bieber?
-Dois je continuer de follow mon ex? ses amis? sa famille? mes collègues? ma société?
-Est ce si important que je sois « influent » ?
-Est ce que je confonds pas Twitter avec Skype ou MSN ? Mes followers sont ils vraiment intéressés de la couleur de mes chaussures ou de savoir si j’ai bien dormi?
– Trier mes amis dans des listes? Etre ami avec que ceux qui ont tant de Klout ou de followers?….
– Où s’arrête vraiment le réel du virtuel? Avons nous vraiment le choix de définir cette limite?

Des questions comme celles ci , je pourrais vous en remplir une page pleine… Cela donne en effet envie de sourire ou de pleurer pour certains, mais je vous rassure, chers twittos, vous vous êtes tous déjà posé une d’entre elles !

Alors quoi faire ? Etre polisson et plaire à tous le monde en caressant bien dans le sens du poil l’égo et l’affect de chacun? Ou être un enfoiré et défoncer tout ce qui bouge sans même faire de différence…?

Je propose plutôt qu’on considère Twitter comme le fait de fumer… Il y a des accrocs à la cigarette, qui pourront donc pas s’empêcher de tweeter dans la journée, ni même le ptit tweet du matin au réveil, ou bien même le dernier tweet avant de se coucher… Il y en a d’autres qui twitteront que pour les événements spéciaux (soirées, concerts, émission tv…), d’autres qui vont tweeter avec des inconnus durant la pause café, histoire d’échanger un peu sur le monde qui nous entoure. Y en qui tweeteront des scandales, tels des gros cigares qui laissent des traces… Ou d’autres, qui se contenteront de petits pétards sans conséquence, légers, juste pour se détendre….. ! A vrai dire, pas besoin de se limiter à un nombre de cigarettes ou même savoir ce qu’on fume, quand on le fume et surtout avec qui on fume tant que la fumée ne dérange pas les autres !?

Je pense qu’il faut prendre Twitter comme on a envie de le prendre: pour certains ça sera de la veille, pour d’autre communiquer par DM à avec leur frère au bout du monde, ou encore pour certains, faire des jeux de mots moisis pour épater la galerie… J’aurai juste tendance à dire que c’est vrai que c’est deja pas facile de gérer sa vie réelle alors pourquoi se faire chier à idéaliser sa vie virtuelle… Au fond, rappelez vous, quand on était ados, on communiquait bien par simple téléphone, et avec lettres secrètes, des petits mots en classe, et on était pas moins heureux, non?

So, keep cool everybody, le pire reste à venir ! 😉

NB:  Pour tous ceux qui me connaissent diront que je suis accroc à Twitter, ils ont raison, mais je me soigne! 😉

NB 2: Pour la défense de Twitter, je ne connais pas encore de cancer lié à l’utilisation excessive de l’oiseau bleu !

NB3: Puisqu’on me l’a demandé, revoici le lien vers mon compte Twitter : @JackTyphus

3 réponses à “Twitter: un tweet = une cigarette ?

  1. Et tu te soignes comment? Tu réduit ta cadence de tweet ? 🙂

    J’en ai pas l’impression. Mais bon l’article est vieux, il y a eu différentes saisons entre temps (j’adore la façon dont tous ce que tu publies se croise dans ma tête)

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